Résilience des entités critiques (REC) : une obligation stratégique pour sécuriser l’essentiel
Comprendre la directive REC
La résilience des entités critiques est devenue un impératif pour protéger les infrastructures vitales en Europe. Face à la montée des cyberattaques, aux crises sanitaires et aux catastrophes naturelles, l’Union européenne a adopté la directive REC (Résilience des Entités Critiques) pour renforcer la sécurité et la continuité des services essentiels.
Mais qui est concerné ? Quelles sont les obligations ? Et comment cette directive s’articule-t-elle avec la directive NIS 2 ? Décryptage.
Pourquoi une directive sur la résilience ?
La directive REC fixe un cadre européen commun pour protéger les services dont la défaillance aurait des conséquences graves pour la société ou l’économie. Ses objectifs sont clairs :
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Protéger les infrastructures critiques contre les menaces physiques et numériques.
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Renforcer la coopération public-privé entre États, autorités et opérateurs.
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Développer une culture de résilience en passant d’une logique réactive à une approche proactive.
👉 Lire la directive REC sur le site de l’Union européenne
Qui est concerné par la directive REC ?
La résilience des entités critiques concerne toutes les organisations opérant dans des secteurs vitaux :
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Énergie (production, transport, distribution)
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Transports (ferroviaire, aérien, maritime)
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Santé (hôpitaux, laboratoires, industries pharmaceutiques)
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Communications (télécoms, réseaux Internet)
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Services financiers (banques, assurances)
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Eau potable et assainissement
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Services d’urgence (pompiers, secours, forces de l’ordre)
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Infrastructures numériques et administrations publiques
Chaque État membre établira la liste des entités désignées comme “essentielles” ou “importantes”.
En France, consultez les recommandations de l’ANSSI sur la résilience pour connaître les secteurs concernés.
Quelles obligations pour les entités critiques ?
Les entités désignées devront se conformer à plusieurs exigences clés :
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Évaluer les risques : identifier les menaces potentielles, vulnérabilités et scénarios de crise.
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Mettre en place un plan de continuité : assurer la fourniture des services critiques même en cas de perturbation majeure.
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Collaborer avec les autorités : signaler les incidents majeurs et participer à des exercices nationaux.
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Former et sensibiliser les équipes : renforcer la culture de gestion de crise à tous les niveaux de l’organisation.
Directive REC et NIS 2 : deux textes complémentaires
La directive REC se concentre sur la protection des infrastructures physiques et organisationnelles, tandis que la directive NIS 2 cible la cybersécurité des systèmes d’information.
Leurs points communs :
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Évaluation des risques régulière
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Plans de gestion des incidents
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Rôles et responsabilités clairs
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Sanctions en cas de non-conformité
Découvrez notre article : Directive NIS 2 : obligations et enjeux pour les entreprises.
Vers une cybersécurité intégrée et résiliente
La résilience des entités critiques n’est pas qu’une contrainte réglementaire. C’est une occasion de renforcer la solidité des organisations et de garantir la continuité des services essentiels. En combinant sécurité physique et numérique et en impliquant les équipes dès le départ, les entreprises peuvent mieux se préparer aux crises. Elles protègent l’essentiel tout en restant agiles et efficaces.
Pour aller plus loin :
Directive (UE) 2022/2557 sur la résilience des entités critiques (REC)
Press corner de la Commission européenne
Directive NIS 2 : cadre de cybersécurité pour 18 secteurs critiques


